Volvo Ocean Race étape 5: départ cette nuit « Chaud devant! »

L’étape 5 entre Auckland et Itajaí part cette nuit à 02h HF (14h heure locale). Les 6 705 milles du parcours vont démarrer très fort puisque la météo s’annonce difficile au départ de la Nouvelle-Zélande.

« Toute notre attention porte sur les premières 36 heures après le départ, » explique Ian Walker, le skipper d’Abu Dhabi Ocean Racing. « Cela a l’air diabolique et il faut qu’on y survive avant de pouvoir naviguer au portant. On va préparer notre bateau et notre équipage du mieux possible. »

50 à 60 nœuds de vent sont prévus après le départ. Puis, le gros temps passé, il faudra traverser une zone de vents plus faibles pour descendre au sud. Les trois ou quatre premiers jours de course promettent d’être intéressants tactiquement.

Trois nouveaux marins embarquent pour cette Etape 5. L’Australien Anthony Nossiter rejoint Abu Dhabi pour remplacer le barreur et régleur Justin Ferris ; le médaillé d’or olympique finlandais Thomas Johanson prend la place de Kelvin Harrap, blessé, à bord de PUMA et le médaillé d’or danois Martin Kirketer remplace Ryan Houston, victime d’une infection au foie, à bord de Sanya.

Lors de la conférence de presse Pré-Départ des skippers, on leur a demandé de trouver le meilleur qualificatif pour décrire leur état d’esprit avant de s’attaquer à cette Etape 5 :

Ian Walker : « Respectueux. »
Chris Nicholson : « Prudent. »
Franck Cammas : « Excité et heureux. »
Ken Read : « Anxieux. »
Mike Sanderson : « Anxieux aussi. »
Iker Martinez : « Excité d’y aller. »

La 5ème étape vue par Franck Cammas

« Dans ces conditions qui s’annoncent dures, on est plus focalisés sur la gestion des éléments que sur la course elle-même : il faudra passer en toute sécurité les pires moments qui peuvent être très longs, et même durer après le cap Horn !

Il faudra aussi toujours rester sous la limite de capacité du bateau et de l’équipage, ce qui n’est pas évident et c’est au skipper de donner la ligne de conduite pour éviter les accidents. Les équipiers et particulièrement ceux de l’avant sont extrêmement exposés : il y a toujours le risque de tomber à l’eau et dans ce cas, il n’y a pas beaucoup de chance de le récupérer en bonne santé.

Le cap Horn, ce sera la délivrance : c’est le diplôme de l’équipage qui a passé sans encombre le Pacifique Sud. Ce n’est pas anodin et tout le monde est ravi de s’engager sur cette étape. Il est prévu 17 à 18 jours de mer bien que ce soit la plus longue étape de cette Volvo Ocean Race. Cela devrait aller assez vite jusqu’au cap Horn bien que les premiers jours doivent s’effectuer contre le vent.

Après, il y aura de la brise, des vagues, du froid ! Tout le monde a ses chances, en particulier Abu Dhabi que nous n’avons pas vu encore dans ces conditions de vent portant. 
Nous aurions aimé avoir un peu plus de temps pour rentrer dans cette étape plus en douceur : nous n’avons eu que quelques jours de repos à Auckland et nous n’avons pas récupéré totalement de l’Etape 4. Nous partirons donc un peu fatigués, mais les autres teams aussi. »

Crédit Photo: IAN ROMAN/Volvo Ocean Race

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- CP -

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