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Atlantis 44 : L’heure du test

La filiale d’Azimut-Benetti l’a promis en 2009, la gamme sera remodelée ou ne sera pas. Ainsi naquit l’Atlantis 44, un deuxième open sport nouvelle génération, créé en collaboration avec Filippo Salvetti et Marco Biaggi, anciens collaborateurs d’Officina Italiana Design, à l’origine des nouveaux Riva.

Après un grand-frère de 48 pieds, l’Atlantis 44 est le deuxième coup d’essai pour la nouvelle gamme du chantier éponyme. Difficile de l’adopter tout de suite, mais on trouve rarement un bateau plus ouvert sur l’extérieur, mais aussi plus sportif dans la ligne. Une sellerie orange mécanique et un hard-top caractéristique donnent de l’élan à son architecture musclée. En prime, ce yacht est complètement ouvert à l’arrière et sur les côtés, sans oublier le toit coulissant au-dessus du poste de pilotage. “Pour nous, le décor n’est jamais superflu”, confient Filippo Salvetti et Marco Biaggi, associés au sein d’un nouveau bureau de design naval, NeoDesign. “Notre objectif, c’est de réussir à trouver le bon équilibre entre la forme et la fonctionnalité”. Si cet adage, cher aux fonctionnalistes, n’est pas rare dans le stylisme italien, faut-il encore réussir à l’appliquer. De ce point de vue là, l’Atlantis 44 est assez exemplaire : chaque recoin, chaque objet est à la fois plaisant et utile. Qu’il s’agisse de cette méridienne à bâbord, de ce beau sofa en U, de ce lounge arrière mi-couvert, ou encore de ce bain de soleil avant, ni trop grand, ni trop petit, ni trop plat, ni trop rembourré. Quant à la palette blanc-orange, les goûts et les couleurs…

Canon, l’open

La sécurité est primordiale sur un open sport. Ainsi, le roll-bar est en fibre de verre et la vitre coulissante du hard-top est saisie dans un cadre ce qui permet de la laisser ouverte en navigation. Par ailleurs, les passavants sont larges et bien protégés, offrant un passage confortable et sans danger. De même, le pont est plein-pied pour une circulation facilitée. Quant à la brise, parfois désagréable lorsqu’on est à l’arrière, elle est quasi insignifiante grâce à la forme originale de la coque. Contrairement à de très nombreux modèles concurrents, le pont inférieur est inonde de lumière. Il dispose de deux cabines avant et arrière, équipées chacune d’une salle de bain indépendante. Pour finir, il y a même une cuisine d’été sous le hard top pour ceux qui veulent passer des week-ends complets en mer. Cela tombe bien, l’Atlantis 44 est homologué B ! Côté navigation, cet open nouvelle génération se défend bien : sa double motorisation Cummins réunit 740 CV permettant d’atteindre des pointes de 34 nœuds. Sa console est relativement ergonomique. Mais surtout, elle intègre un système de vidéo-surveillance pour contrôler l’ensemble du bateau. Il a été question d’un joystick, comme sur le dernier Atlantis Verve 36. Finalement, le chantier s’est contenté de la fonction de positionnement dynamique Skyhook®, qui maintient le bateau dans sa position, tout en conservant le cap. Cette petite fonction intelligente est particulièrement utile en attendant de rentrer au port souvent embouteillé en été…

Pourquoi ce relooking ?

Stratégie, positionnement, service :  il y a deux ans tout est passé en revue chez Atlantis. Le constructeur italien, basé à Sariano di Gropparello, dans le nord de l’Italie, a eu l’appui de la maison-mère, le puissant Azimut-Benetti, en guise de reconnaissance de l’importance du concept open sport dans la gamme du groupe. La raison ? Un tournant international, imposé par l’export de la marque Atlantis dans le monde entier. Il fallait satisfaire à cette ambition et rendre la gamme universellement désirable. C’est ainsi qu’un relooking était devenu indispensable. L’idée était de créer un bateau à la fois fonctionnel et esthétique, en utilisant la méthode automobile, adaptée par le chantier en 2005. On en a donc gardé les fondamentaux : la construction en infusion (héritage Azimut) en collaboration avec l’entreprise suédoise Diab, l’assemblage modulaire, l’application du gel coat automatisée et la capacité à fabriquer jusqu’à quatre bateaux sur une même chaîne de montage. Avec ceci, on a exalté l’esprit open sport jusqu’au paroxysme ! Cette année, l’Atlantis 44 a frôlé le prix du “Bateau Européen de l’année” à Boot Düsseldorf dans la catégorie des bateaux de moins de 50 pieds. L’Azimut Magellano 50 l’a raflé grâce à sa motorisation hybride. Revanche l’année prochaine ?..

Crédit Photos : Atlantis – Azimut-Benetti
-KL-

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