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Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2018 : le sens marin

Après deux jours de navigation dans des conditions difficiles, de mer et de vent, les solitaires se scindent en deux groupes : ceux qui ont choisi d’affronter le mauvais temps pour tenter d’atteindre les Açores ou Madère au plus vite, et ceux qui ont préféré s’abriter dans l’attente d’une fenêtre météo plus favorable. Car au final, on compte très peu d’abandons et modérément de casses irréparables en mer. François Gabart (ULTIME), Thibaut Vauchel-Camus (Multi50), Alex Thomson (IMOCA), Yoann Richomme (Class40), Pierre Antoine (Rhum Multi) et Sidney Gavignet (Rhum Mono) mènent la danse dans leur catégorie.

Il y avait eu 27 abandons sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en 2014, la plupart lors des trois premiers jours de course. Ce mercredi, il n’y a que trois abandons officiels, ceux de Louis Burton (IMOCA-Bureau Vallée : fuite d’eau au niveau du puits de foil), Sébastien Josse (ULTIME-Maxi Edmond de Rothschild : flotteur arraché) et Samantha Davies (IMOCA-Initiatives Cœur : problème structurel de la coque). Même si on se doute qu’Armel Le Cléac’h (ULTIME-Maxi Solo Banque Populaire IX : chavirage au large des Açores) n’est pas en mesure de reprendre la course… Tout comme Isabelle Joschke (IMOCA-Monin : démâtage), Sam Goodchild (Class40-Narcos Mexico : démâtage) ou Willy Bissainte (Class40-C’ La Guadeloupe : échouage au Sept Îles).

En attente d’un nouveau départ

Mais pour le reste, ils sont quarante à s’être réfugiés dans un port de Bretagne ou d’Espagne en attendant que le golfe de Gascogne se calme. Une réaction qui marque le sens marin de ces skippers, face à une succession de perturbations actives sur l’Atlantique. Parmi eux, douze se sont déroutés pour réparer ou faire un break, à l’image de Lalou Roucayrol (Multi50-Arkema) qui est reparti de Porto ce mercredi matin après une pause méritée, de Yann Marilley (Rhum Multi-No Limit-BMP) après un pit-stop à Gijon tout comme Gilles Buekenhout (Multi Rhum-Jess), ou de Romain Rossi (Class40-Fondation Digestscience) reparti de Lorient. Une brève escale technique est aussi programmée pour Romain Pilliard (ULTIME-Remade Use it again), Sébastien Marsset (Class40-Campings Tohapi), Yannick Bestaven (IMOCA-Maître CoQ) ou Fabrice Amedeo (IMOCA-Newrest-Arts & Fenêtres) qui doivent réparer dans un port ibère, mais qui repartiront très vite.

De plus, la Direction de Course a prolongé au 7 décembre la fermeture de la ligne d’arrivée, afin de permettre aux « retardataires » d’être classés, soit cinq jours de plus au compteur pour traverser l’Atlantique : 3 452 milles entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre. Ce week-end, il sera ainsi possible de refaire route à partir des ports de Bretagne, et dès jeudi après-midi de repartir de la pointe espagnole ou des ports portugais. Voire après, puisque les conditions météorologiques vont radicalement changer la semaine prochaine avec l’installation d’un anticyclone dimanche, puis d’une dorsale dans le golfe de Gascogne. Une accalmie provisoire puisque l’automne est réputé pour son changement de climat avec une succession de dépressions sur l’Atlantique, avant la descente des hautes pressions polaires apportant frimas et brouillards…

En attendant, le mauvais temps est toujours d’actualité au Nord des Açores, même si cette journée de mercredi marque une (légère) pause côté état de la mer et force du vent. Pour preuve, les vitesses en hausse sensible de quasiment toute la flotte même les plus au Nord du golfe de Gascogne. Cette situation ne devrait toutefois pas durer plus d’une journée, puisqu’une troisième dépression est programmée pour la nuit de jeudi à vendredi. Mais à cette date, presque tous les solitaires en mer auront déjà « dégolfé » !

ULTIME – Duel sous les grains

Dans le Sud-Ouest de Madère, François Gabart et Francis Joyon poursuivent leur pas de deux dans des vents variables, entre les effluves du front et à la limite d’un anticyclone des Açores réduit à portion congrue. Au portant dans un vent de Nord, les conditions sont plus calmes en moyenne, mais la glisse n’est pas de tout repos, comme l’explique Jean Yves Bernot, le routeur de MACIF. « C’est une vraie zone de transition, il reste des petits bouts de front par ci et des petits bouts d’anticyclone par là. On a des grumeaux sans vent, des lignes de grains, on surveille tout cela de près, on travaille en finesse, on regarde les images satellite. C’est une journée de dépatouillage. »

Résultat, les vitesses respectives des deux leaders sont erratiques : des phases à 30 nœuds sous les grains et des décélérations à moins de 20 dans les zones de molle. Petite consolation : des températures en hausse malgré un ciel toujours gris. Joint ce matin à la vacation, François Gabart confiait avoir enlevé des couches et naviguer en short. Le skipper de MACIF a pu se reposer un peu, après une journée éprouvante hier à réparer des lattes cassées. Il a fallu les remplacer, donc affaler la grand-voile, un travail de titan sur ces trimarans aux mensurations hors normes.

Toujours en tête, le recordman du tour du monde en solitaire profite d’une avance de 60 milles sur IDEC Sport, une marge à mettre en perspective avec les capacités d’accélération de ces grands trimarans, les différentiels dépassants parfois les dix nœuds. Dans ces conditions instables, les écarts entre les deux bateaux risquent de faire le yoyo. Et cela va durer pendant les 36 prochaines heures, avant que les deux géants de la course ne touchent des alizés plus construits. Pendant ce temps, Romain Pilliard, victime de souci de grand-voile (chariot cassé) fait route vers La Corogne (Nord de l’Espagne) où il compte s’arrêter pour réparer.

– C El Beze –

Multi50 – Six sur six

Depuis 72 heures, ils résistent à tout avec sang froid. Et qui aura raison ? Les quatre partisans de la route la plus courte mais la plus exposée ? Ou les deux échappés du Sud-Est qui ont évité une partie du mauvais temps ?

Les « petits » trimarans de 50 pieds sont les bateaux les plus vulnérables dans les conditions difficiles rencontrées depuis 48 heures. Notamment le groupe de quatre bateaux positionné au Nord-Ouest qui endurent les vents et les mers les plus forts : Solidaires en Peloton-ARSEP, FenêtréA-Mix Buffet, La French Tech Rennes Saint-Malo et Ciela Village naviguent aujourd’hui au près dans 30 noeuds. Il y a de la fatigue et parfois du découragement face à l’absence de répit, sachant que les conditions difficiles vont encore durer une trentaine d’heures.

Passer sans casser

« Tout le monde navigue sous toilé depuis le départ pour être capable de tenir dans le mauvais temps. La stratégie est de passer sans casser. Ce qu’ils vivent à bord n’est pas drôle, mais on voit bientôt le bout du tunnel. Et il n’y a pas de drame, on est tous ensemble et ça tient » explique Fabien Delahaye, le routeur de Thibaut Vauchel-Camus. Même analyse du côté de Julien Villion, en charge de conseiller Erwan Le Roux. « Tout le monde a ramassé et fait le dos rond. Mais on va bientôt commencer à voir le jour ». De leur côté, les solitaires font face avec détermination et sens marin, à l’instar de Thierry Bouchard qui a réparé seul sa barre de liaison.

Le décor est bien différent aujourd’hui pour les deux hommes échappés, 360 milles dans le Sud-Est. Lalou Roucayrol a quitté son abri de Porto au petit matin pour reprendre le fil de la course. Son compère Armel Tripon file au portant sous le soleil revenu et profite d’une accalmie provisoire pour recharger les batteries. « Je préfère être cent fois là où je suis qu’au Nord » avouait ce matin le skipper de Réauté Chocolat, toujours pointé deuxième.

Question de timing

Qui aura raison ? Les partisans de la stratégie d’évitement ou les autres ? En réalité, la physionomie de la flotte des Multi50 après 72 heures de course est surtout le résultat de la capacité des uns et des autres à se sortir, il y a deux jours, de la molle dépressionnaire au large de la Bretagne. Une question de timing.

Aujourd’hui, Lalou et Armel ont limité les heures passées dans le gros temps. Julien Villion : « Ils ont traité le problème de la tempête, mais pas le problème stratégique. Je pense que le groupe du Nord-Ouest est mieux positionné pour la suite. Les autres auront plus de mal pour trouver la route des alizés. Et on ne connaîtra pas le résultat tout de suite, car je ne vois pas leurs routes se croiser avant cinq jours. »

– C El Beze –

IMOCA – Jour de trêve
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour les IMOCA. La voie de l’Ouest semblait grande ouverte hier pour Alex Thomson qui avait fait le break. Mais c’est sans compter sur la mer toujours très dure sur la route orthodromique. Privilégiant l’esquive, le britannique a tendance à se ré-aligner aujourd’hui sur les leaders du Sud qui connaissent une journée de trêve bienvenue. Même si les alizés ne sont pas encore au programme des prochaines 24 heures…

« Il y a toujours une très grosse houle, mais ça fait du bien d’envoyer de la toile et d’inspecter le bateau après ces trois jours de mauvais temps » La voix de Paul Meilhat mêlait fatigue et satisfaction ce midi à la vacation. Après avoir investi le premier dans le Sud avec Vincent Riou après le passage du front, le skipper de SMA tire enfin les dividendes d’une route qui, à défaut de beaucoup rapprocher du but, a permis d’esquiver le plus gros de la mer. Encore troisième hier, SMA a fait une belle cuillère sous PRB pour s’emparer de la deuxième place en alignant 30 milles de mieux que son concurrent dans le même secteur… « Sans doute a-t-il eu un souci mais il est reparti » commentait Paul.

Questionné sur le sujet, Vincent évoquait seulement « une mer très dure et un bateau qui s’envolait », l’obligeant à lever le pied. Et donnait une intéressante explication aux déboires structurels de certains concurrents de cette Route du Rhum-Destination Guadeloupe : « Plus on avance, plus on construit des bateaux rapides pour justement ne pas aller dans le mauvais temps. On sait marcher à 20 nœuds quand il y en a 15 de vent, et du coup, lorsqu’on est confronté au mauvais temps, c’est carrément inconfortable ! »

Joint à la vacation pour la première fois depuis le début de la course Alex Thomson ne disait pas autre chose : « Quand je vois les avaries, je suis content d’être toujours en course. J’ai une grosse confiance dans mon bateau depuis qu’on a renforcé la structure. Mais je file maintenant vers les alizés. Même si je perds des milles, j’ai confiance dans ma vitesse au portant et d’ici 36 heures, c’est à cette allure que ça va se jouer »

Au lieu d’obliquer une nouvelle fois au passage d’un front secondaire dans la soirée hier, le gallois a donc préféré esquiver, quitte à perdre une partie de son avance. Elle culminait à 4 heures cette nuit à plus de 90 milles et n’était plus que de 70 milles à la mi-journée. Mais, contraint de naviguer à nouveau dans du refus, le tandem Meilhat-Riou était à nouveau moins rapide ce soir…

Grand boucle pour les alizés

Au large de Lisbonne, les concurrents de tête s’engagent dans une zone de transition. Ils risquent d’avoir à plonger jusqu’à la latitude de Madère pour accrocher les premiers vents portants. La situation pour les jours suivants semble encore donner l’avantage sur les routages à Alex Thomson qui va conserver une partie de son décalage, mais le match s’annonce serré et intense d’ici Pointe-à-Pitre encore distant de … 2600 milles !

D’ici-là, Yannick Bestaven aura sans doute réparé son hook de chariot de grand-voile – « un simple piston cassé qui m’empêche de renvoyer au dessus du troisième ris » pestait le skipper de Maître CoQ, auteur d’un joli début de course. En route pour Cascaïs au Portugal, il devrait repartir rapidement jeudi dans la journée pour « une course poursuite ». C’est aussi au Portugal que devrait relâcher Fabrice Amédéo pour solutionner son problème de bout dehors cassé net, dans les vagues ou un OFNI, pas facile de savoir… Pas d’arrêt en revanche pour Erik Nigon, qui a rempli son compartiment moteur suite à une fuite de ballast. « En fait, seule la partie de l’inverseur a été touchée, pas le bloc moteur lui-même. Donc, je peux encore recharger mes batteries ».

Bien plus problématique, est la situation de Samantha Davies qu’une avarie de structure a contraint à l’abandon. Ayant commencé par le ballast latéral bâbord, le délaminage a ensuite gagné la coque d’Initiatives cœur, dont la peau intérieure du sandwich plissait et couinait à chaque vague « Je n’étais pas sereine. Le problème, c’est qu’on avait encore quatre jours de conditions ventées et quatre jours au près, c’est long… Je n’avais pas très envie d’essayer surtout que la zone endommagée est dans ma cellule de vie, pas loin des batteries… » Logiquement, Sam a donc poussé la barre et fait route depuis cette nuit vers Lorient.

Ce soir, seul Boris Hermann qui a hissé son Malizia II-Principauté de Monaco à la cinquième place, repartait vers l’Ouest pour croiser cette nuit quelques 200 milles derrière Alex Thomson, alors qu’une troisième dépression s’annonce demain. Vaccinée par trois journées à tambouriner dans les vagues, le reste de la flotte des IMOCA a choisi sa voie : cap au Sud !

– PM Bourguinat –

Class40 – Objectif Açores
Après trois jours de mer, alors qu’une partie de la flotte s’est mise à l’abri pour laisser passer le train de dépressions qui balaie le Golfe de Gascogne depuis le départ, la régate continue à battre son plein en Class40, avec un Yoann Richomme (Veedol-AIC) solidement installé aux commandes devant Aymeric Chappellier (Aïna Enfance & Avenir) et Phil Sharp (Imerys Clean Energy).

Les jours et les nuits s’enchaînent sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe avec leur lot quasiment ininterrompu de coups de vent et de mer hachée qui rendent pénible la progression des Class40 vers les Açores, la porte de sortie tant espérée de ce système dépressionnaire typique de la période automnale dans le Golfe de Gascogne. S’ils sont une grosse douzaine à s’être mis à l’abri pour laisser passer le train des dépressions, le dernier en date Emmanuel Le Roch (Edenred), qui a annoncé faire route vers La Corogne en prévision d’une « journée de vendredi avec du vent de 55-60 nœuds et une mer énorme », certains ont déploré ces dernières heures des pépins techniques qui vont les amener à également s’arrêter, sur les côtes espagnoles ou portugaises, ou à rebrousser chemin vers la Bretagne.

C’est notamment le cas de l’un des favoris, Louis Duc (Carac), qui vise Vigo, mais aussi de Sébastien Marsset (Campings Tohapi) et Bertrand Delesne (bertrand-delesne.fr), qui ont fait demi-tour, Arthur Hubert (Audi Saint-Malo-Espoir pour un Rhum) comptant s’arrêter à La Corogne, Loïc Féquet (Tibco) à Lisbonne. « Je vais sans doute être obligé de faire une escale, parce que je n’ai plus de girouette. J’ai aussi un trou dans ma trinquette, qui ne sera définitivement plus utilisable, et sur mon solent, j’ai une latte qui est partie, mais ce n’est pas très grave », a confié ce dernier qui a évoqué une nuit de mardi à mercredi « très compliquée » : « Je pense que j’avais un bon 45 nœuds, j’étais sous ORC, ça tapait très très fort. Les bateaux sont costauds, par contre, c’était invivable : j’ai cru que j’allais me faire éjecter dans la bannette et dehors, c’était le karcher ».

Reste qu’aucun abandon n’est à ce stade de la course à déplorer et qu’ils sont plus de la moitié des skippers à rester en mode régate, avec une flotte toujours aussi étalée, 250 milles séparant en latéral le bateau le plus au nord, V&B (Maxime Sorel), du plus méridional, le bien nommé Made in Midi, dont le skipper Kito de Pavant, du haut de sa longue expérience du large, a choisi d’épargner son Class40 en optant pour une route moins pavée d’embûches le long de la péninsule ibérique. Sera-t-elle payante sur le long terme ? Rien n’est moins sûr, puisqu’il lui faudra sans doute un moment se recentrer et se rapprocher de la trajectoire actuellement suivie par le solide leader qu’est Yoann Richomme (Veedol-AIC), positionné en milieu d’après-midi mercredi à environ 350 milles à l’ouest du Cap Finisterre. Derrière lui, Aymeric Chappellier (Aïna Enfance & Avenir) et Phil Sharp (Imerys Clean Energy), à une vingtaine de milles, tentent de suivre le rythme imprimé par le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2016, Antoine Carpentier (Custo Pol) et Nicolas Troussel (Corum) étant quant à eux pointés à 50 et 60 milles du leader.

La suite du programme ? Du vent, encore du vent, du près, de la mer, et un savant compromis à trouver entre la nécessaire préservation du matériel et des bonshommes, qui tirent légitimement la langue après trois jours de montagnes russes, et des routages qui leur indiquent une route optimale vers l’ouest et les Açores, là où les conditions sont les plus musclées. Un vrai casse-tête qui va durer toute la fin de semaine…

Classes Rhum – Les dépressions attaquent la nuit!
L’expression est de Sébastien Destremau. Le skipper du 60 pieds Alcatraz IT Faceocean ose la comparaison avec ce qu’il a connu il y a peu dans le grand Sud, et force est de reconnaitre que le régime de vent fort associé à une mer à contre, et très creusée, rencontré depuis le départ, a offert aux concurrents une ambiance très australe. Avec, comme pour corser davantage encore l’affaire, une persistance de l’arrivée du plus fort des fronts à la nuit tombée.

En ce début de quatrième jour de course, la classe Rhum, dans sa belle diversité Monocoques-Multicoques navigue tribord amure, dans un régime d’Ouest Sud Ouest toujours fort, 30 nœuds et plus, qui offre cependant un certain répit aux solitaires victimes à deux reprises déjà des assauts du vent à plus de 45 nœuds. La mer demeure le souci le plus invivable pour les solitaires qui se calfeutrent tous, une fois le plan de voilure adapté à la force du vent, à l’intérieur de leurs bateaux. Et avec un certain bonheur, si on écoute Pierre Antoine, solide leader des Rhum Multi, qui évolue même en avant de certains concurrents de la classe Multi50, et qui avoue ne mettre que très peu le nez dehors, son Olmix faisant des merveilles sous pilote. Un nouveau virement de bord est à venir pour l’ensemble des Multis de tête, pour affronter le nouveau front bille en tête, avant enfin de regarder demain soir vers le Sud Ouest, et ces alizés fantasmés.

Les huit monocoques toujours en mer s’apprêtent eux aussi à subir un troisième assaut venu de l’Ouest. Ils ont, dans le sillage du véloce Café Joyeux de Sidney Gavignet profité de vents plus maniables pour descendre au Sud. Tous ces marins encaissent avec un admirable professionnalisme, pour une classe dominée par les amateurs, des conditions rarement vues sur une Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Wilfrid Clerton afficherait presque de la sérénité à l’approche d’un nouveau front, confiant en la solidité de son ex Kriter VIII (Cap au Cap Location -SOS Villages d’enfants) qui démontre mille après mille ses superbes qualités marines. A noter que Nils Boyer, benjamin de la course et classé 4ème, déplore un souci de gréement et se déroute vers La Corogne.

Classement (16:00 UTC le 7 Nov.)

ULTIME
1 François Gabart (MACIF) 2,215 NM de l’arrivée
2 Francis Joyon (IDEC Sport) + 46NM du leader
3 Romain Pilliard (Remade – Use It Again) +926NM du leader

MULTI50
1 Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires En Peloton-ARSEP) 2,788NM de l’arrivée
2 Armel Tripon (Beaute Chocolat) +37NM du leader
3 Gilles Lamire (La French Tech Rennes Saint Malo) +39NM du leader

IMOCA
1 Alex Thomson (Hugo Boss) 2,646NM de l’arrivée
3 Paul Meilhat (SMA) +80NM du leader
2 Vincent Riou (PRB) +105NM du leader

CLASS40
1 Yoann Richomme (Veedol AIC) 2,854NM de l’arrivée
2 Ameryic Chappelier (AINA Enfance) +20NM du leader
3 Phil Sharp (IMERYS CLEAN ENERGY) +20NM du leader

Rhum Multi
1 Pierre Antoine (OLMIX) 2,874NM de l’arrivée
2 Alain Delhumeau (Rayon Vert) +107NM du leader
3 Fabrice Payen (Team Vent Debut) +113NM du leader

Rhum Mono
1 Sidney Gavignet (Café Joyeaux) 2,902NM de l’arrivée
2 Sébastien Destremau (ALCATRAZIT-FACOCEAN) +127NM du leader
3 Wilfred Clerton (Cap au Cap Location-SOS Village) +162NM du leader

Crédit Photo JM Liot / DPPI / IDEC
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– CP –

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