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Le Roi du Matelas en mode attaque

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10/2007 –

Transat 6.50 : deuxième étape Funchal – Bahia

Matthieu Girolet s’est envolé samedi (06/10/2007), à 12h17, pour la traversée de l’Atlantique, morceau de bravoure de la Transat 6,50 qui s’achèvera vers la fin du mois à Salvador de Bahia (Brésil). Comme ses 87 camarades de jeu, le skipper du Roi du Matelas se dirige actuellement vers l’archipel du Cap-Vert, point de passage obligé de cette deuxième étape. Pour se frayer le meilleur chemin, Matthieu a résolument choisi une option vers les côtes africaines, loin de la route directe.

Matthieu Girolet est à l’attaque

Pour traverser au mieux une dorsale anticyclonique qui barrait la route vers le sud, le skipper du Roi du Matelas a mis son clignotant à gauche pour toucher en premier le vent nouveau qui doit venir du secteur est. Il devrait s’établir dans la journée d’aujourd’hui lundi. Après, ce sera l’autoroute, avec des vents portants, les fameux alizés, qui devraient le propulser jusqu’au pot au noir. « Il va être important de toucher le vent en premier car après, cela ne devrait pas s’arrêter avant un bon moment, expliquait Matthieu juste avant de larguer les amarres. Je vais emprunter une route à l’est de la route directe et je risque fort de passer au milieu des îles Canaries. Je suis prêt à assumer cette part de risque pour améliorer ma position au classement final ».

11ème de la première étape, le Roi du Matelas se morfond logiquement en fin de classement hier dimanche. 27ème au classement du matin, 35ème à celui de la mi-journée, voilà le prix logique a payer lorsque l’on s’écarte de la route directe. L’hémorragie est atténuée le soir même, alors que Matthieu avait parcouru quelques 125 milles depuis le départ de Funchal et que la première île Canarienne, Ténériffe, est encore à un peu plus de 100 milles. Au classement de 22 heures, le voilà en 22ème position, avec une vitesse moyenne qui, pour la première fois, pédale au dessus des cinq nœuds. Mais ce lundi matin, la plongée en apnée est enrayée, les premiers effets bénéfiques de l’option « à gauche » commencent à se faire sentir.

A 6h00, le voilà en 19ème position, à moins de 24 milles du premier bateau de série. Mais surtout, le Roi du Matelas affiche un joli 8,4 noeuds de moyenne alors que le leader se contente d’un petit 6 noeuds. L’analyse de Matthieu, partagée par un grand nombre de ses adversaires, tient la route. Il y a plus de pression sur la gauche du plan d’eau. Alors, d’ici les prochaines 24 heures, le Roi du Matelas devrait se retrouver aux alentours de la dixième place, voir mieux encore.

« Mon escale à Madère s’est super bien passée, ma famille était là pour partager ces bons moments qui résultent d’un investissement de plus de trois ans. Maintenant, sans appréhension, je saute vers l’inconnu. Je n’ai encore jamais passé autant de temps en mer, même en équipage ». Pour cette traversée, Matthieu Girolet a emporté 25 jours de nourriture, pris le minimum d’eau autorisé (100 litres), des informations qu’il n’a lâché que quelques minutes avant le départ pour ne pas renseigner ses concurrents sur ses intentions. Sur la grande bleue, la bataille des Minis version 2007 bat son plein, les rebondissements seront nombreux.
– CP –

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