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Transat Jacques Vabre: les monocoques prennent leur temps

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04/11/2007 –

Les prévisions météos laissaient espérer un joli petit flux de nord-est, histoire de sortir tranquille de la Manche. Il n’en a rien été pour les 47 monocoques qui ont pris le départ, hier samedi, à 14 heures. Ils naviguent en ce petit matin seulement au large des îles anglo-normandes. Si Loïck Peyron (Gitana Eighty) et Marc Emig (A.ST Groupe) sont respectivement en tête de leur flotte, les écarts entre les concurrents sont infimes. Aujourd’hui dimanche, à 13 heures, les 13 multicoques vont s’engager à leur tour dans cette Transat Jacques Vabre. Avec un peu plus de rythme ?

Cette première nuit sans lune n’a pas été une partie de pur plaisir. Tout d’abord, pas question de fermer l’œil, tout le monde sur le pont, surtout lorsque l’on n’est que deux. Pour manier des voiles de 250 à 450 m², taille des genakers ou des spis actuellement portées par les concurrents, il y a du boulot, avec une colonne de moulin à café qui a chauffé lors des empannages. Bien évidemment, pas question d’aller tout droit sur cette étendue d’eau rendue plus lac que mer en raison de la faiblesse du vent.

À ce petit jeu du meilleur chemin qui durera jusqu’à Bahia, Loïck Peyron et Jean-Baptiste Levaillant (Gitana Eighty) ont été les plus malins. Normal, ils sont les plus proches de la route directe, leurs adversaires d’hier, ‘Safran’ et ‘Groupe Bel’ se situant respectivement à droite et à gauche de lui. « Le classement entre les trois premiers va changer en permanence », prévenait avant de partir Loïck Peyron. Ce matin, lors de la première vacation, à suivre en direct sur le site Internet de l’épreuve, Tanguy Cariou (Cheminées Poujoulat) raconte alors qu’il évoluait au nord de Guernesey. « La visibilité est bonne. J’aperçois ‘Gitana Eighty’, ‘VM Matériaux’, ‘Generali’ et les feux de quelques cargos. On s’attendait à un plus de vent. On a entre 3 et 9 nœuds de vent de secteur est, on est sous petit spi, on règle ». Yann Eliès (Generali) concédait qu’il sortait juste d’une première petite sieste. « Le vent est mieux établi depuis deux heures ce matin. On a fait pas mal de changement de voile, mais maintenant c’est plus tranquille ».

« Mieux qu’avec 45 nœuds de vent »

Avec moins de cinq nœuds de vitesse moyenne depuis le départ, la flotte est bien évidemment très regroupée, en IMOCA comme en Class’40. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas loin des grands, le petit temps nivelle les différences. En tête, on retrouve cependant trois bateaux flambant neufs, dont celui du marseillais Marc Emig (A.ST Group). « On vient d’avoir la surprise. On a rattrapé la bêtise de notre départ volé puisque nous sommes revenus dans le bon wagon car on voit les petits copains juste sous notre vent. Cela glisse tranquille, le système météo général n’est pas faux. On a 7 nœuds de vent, cela va forcir ».

Photo: Départ des monocoques – © MOCHET Marcel / AFP

– CP –

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