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Multi50: Le retour des libellules

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11/2009 –

Avec l’émergence de la classe Multi50, les multicoques retrouvent à nouveau droit de cité. Des bateaux plus simples, moins couteux que ne l’étaient les derniers représentants de l’ORMA (les multicoques de 60 pieds), entrainent un net regain d’intérêt pour ces engins qui ont fait quelques uns des plus beaux jours de la course au large.

Trois nouveaux projets qui voient le jour, des navigateurs de haut vol qui commencent à lorgner vers la série, une appétence des petites et moyennes entreprises pour un support qui reste encore accessible, la nouvelle classe Multi50 semble posséder tous les arguments nécessaires pour se développer. S’il en fallait une preuve, la construction de trois bateaux neufs pour la Transat Jacques Vabre témoigne bien de la vitalité nouvelle d’une classe qui n’attendait que ce coup de pouce…

Malheureusement, l’accident survenu à Prince de Bretagne à quelques jours du départ (lire également notre article), a contraint Hervé Cléris et Christophe Dietsch à remettre à l’eau leur ancien bateau, un handicap certain pour jouer la victoire finale. Mais aujourd’hui, la classe Multi50 est en train de gagner ses lettres de noblesse : celles de la confrontation sportive et de la légitimité d’un processus qui permet à des partenaires de s’engager dans des projets d’envergure sans pour autant casser la tirelire. Franck-Yves Escoffier, skipper de Crêpes Whaou ! et Président de la classe en sait quelque chose, lui qui n’a cessé d’oeuvrer pour son développement depuis des années. Quitte à prêcher parfois dans le désert, il a tenu bon, persuadé de l’avenir d’une formule qui permet à un partenaire d’être présent sur les plus grands rendez-vous transatlantiques pour un budget de 450 à 650 000 € par an.

Un état des lieux riche de promesses

Pour cette édition 2009, Franck-Yves Escoffier associé à Erwan Leroux devra affronter un autre duo redoutable composé d’Yves Le Blévec et Jean Le Cam (Actual). Sans oublier le tandem Victorien Erussard – Loïc Féquet (Guyader pour Urgence Climatique) qui, s’il ne dispose pas d’un bateau dernier cri, a l’avantage de connaître sa monture sur le bout des flotteurs. Aujourd’hui, la classe Multi50 ne compte encore que six bateaux au départ… Mais structuration du circuit et apport de nouvelles compétences aidant, il ne serait pas étonnant que d’autres navigateurs viennent grossir leurs rangs d’ici peu. Pour peu que les responsables de la classe ne se départissent pas de l’esprit de responsabilité qui a été le leur jusque là, le circuit devrait continuer de se structurer : on parle ainsi de quelques trophées où l’esprit d’ouverture au grand public restera la dominante, d’une grande épreuve transatlantique par année et d’une course semi hauturière de mille à mille cinq cents milles.

L’élégance d’un trimaran apprivoisant les vagues, tel le vol d’une libellule, mérite bien qu’on accorde quelques égards à l’émergence de cette classe d’un nouveau genre.

Crédit Photo: © L.CRITOT

– CP –

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