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Transat AG2R La Mondiale : Un nouveau départ

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04/2010 –

25 équipages sont au départ de la 10ème Transat AG2R La Mondiale et de ses 3 710 milles entre Concarneau et Saint Barthélémy. Créée en 1992, cette régate océanique en double a attiré cette année les plus grands noms de la Course au Large, mais aussi du circuit Figaro-Bénéteau et de la Classe Mini. Sur la ligne de départ, le dimanche 18 avril, se retrouveront des marins aguerris déjà vainqueurs de l’épreuve comme Jean Le Cam (1994), Armel Le Cléac’h et Nicolas Troussel (2004) et Kito de Pavant (2006) ainsi que les tenants du titre Laurent Pellecuer et Jean-Paul Mouren qui cette fois-ci seront adversaires. Cette flotte sera complétée par Yann Eliès, vainqueur du prologue avec Jérémie Beyou, Bernard Stamm, Samantha Davies et quelques miniistes comme Henri-Paul Schipman et Bertrand Castelnerac qui fera équipe sur Bcombio avec sa compagne Luce Molinier. Cette dernière, que NauticNews.com suit depuis une saison [voir nos articles], a franchi le cap en troquant son Pogo2 de 6,50 mètres pour la célèbre monotypie de Bénéteau.

Un défi sportif.

Pour cette nouvelle aventure, Luce Molinier s’est préparée psychologiquement et physiquement à affronter le sommeil, le froid et les 3 semaines de nourriture lyophilisée. Avant le prologue du 11 avril, où Bcombio s’est classé 20ème, la navigatrice volontariste a avoué être un peu angoissée. La Transat AG2R La Mondiale sera loin d’être une partie de plaisir même si le départ devrait être donné dans des conditions météorologiques plutôt favorables. Un flux de Nord-est modéré (3 à 4 Beaufort) va permettre aux 25 monocoques de gagner librement le Golfe de Gascogne où il faudra tout de même se méfier du trafic et de l’état de la mer. Lundi, le vent devrait passer à l’Est, toujours modéré, tandis que les concurrents qui auront trouvé la bonne porte de sortie du Golfe, franchiront le Cap Finisterre dans la journée de mardi. Ils pourront alors accélérer vers les Canaries, point de passage obligatoire de la Transat, avant le choix crucial des options au Nord ou au Sud de la route directe.

Un plateau relevé.

Luce Molinier, l’une des 3 femmes engagées sur la course, va enfin pouvoir vivre son rêve d’océan [voir son livre]. La jeune navigatrice gravit ainsi un nouvel échelon avec cette Transat AG2R La Mondiale tout en étant consciente de la difficulté de la tâche. Elle sait qu’il va falloir éviter les pièges de la fatigue qui rend moins lucide, des analyses météos à réactualiser en permanence et de l’entente avec son compagnon Bertrand Castelnerac. Jointe par téléphone à 3 jours du départ, elle a déclaré à NauticNews.com être impatiente mais aussi un peu angoissée. « Le bateau est quasiment prêt. On a hâte d’y aller même si c’est un peu stressant, nous a-t-elle décrit. On a fait tellement de sacrifices pour y être. On va vivre le départ comme un soulagement même si, vu le plateau, il va falloir être tout de suite dans le match ». L’objectif du duo de Bcombio est de se faire plaisir mais surtout de bien naviguer. Ainsi, de nouveaux partenaires pourraient être séduits afin qu’ils continuent d’écumer le circuit. Alors malgré un léger manque d’entrainement en Figaro, Luce et Bertrand sont pressés d’en découdre. D’autant qu’à quelques jours du départ, qui sera donné dimanche à 14 heures, personne ne fait figure de favori tant le niveau est élevé. « C’est un beau plateau de fruits de mer » a même déclaré à ce sujet Kito de Pavant, le détenteur du temps de référence de l’épreuve en 19 jours 22 heures et 24 minutes.

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Tags sur NauticNews.com : Transat AG2RLuce MolinierMonotypieFigaro

Plus d’informations sur Bcombio : Site de Luce Molinier

Crédit Photo : Alexis Courcoux / DR / Transat AG2R La Mondiale

-NG-

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