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Transat Jacques Vabre : MACIF de retour aux commandes

Sur la route des alizés du Nord Est en direction du Pot au Noir, François Gabart et Michel Desjoyeaux sont depuis ce matin de retour aux avant-postes de la course. Ils endossent désormais le rôle de chasseurs chassés ! Après son escale technique, dimanche dernier à Peniche (Portugal), pour changer un safran abîmé, MACIF est  progressivement revenu au contact du quatuor de tête qui lui avait faux bon en début de semaine.  Calé en deuxième position depuis deux jours dans le sillage de PRB, et malgré l’annonce hier soir du pit stop de ce dernier sur l’île de Sao Vicente au Cap Vert pour réparer lui aussi un problème de safran, François et Michel ont décidé de poursuivre leur route traversant l’archipel. Derrière eux, le groupe des poursuivants, emmené par Maître Coq, glisse plus à l’ouest pour passer au large. Une prise de risque assumée par les deux skippers Macif qui devraient rentrer dans le Pot au Noir ce week-end et franchir l’Equateur en tout début de semaine…

Entretien avec Michel Desjoyeaux cet après-midi

Depuis dimanche et votre escale technique, MACIF est remonté dans le classement pour reprendre la tête aujourd’hui. Peux-tu nous faire un point sur ce retour en force ?

Michel Desjoyeaux : « Cela s’est bien organisé et nous avons eu des conditions météo favorables pour rejoindre la flotte. Notre boulot, en étant derrière, était de saisir des opportunités, de prendre des risques et d’attaquer… Ce que nous avons fait en coupant le fromage dans le dévent de Madère pour revenir sur PRB. On a eu un peu de chance aussi. Ceux qui ont plus tiré vers l’ouest – Cheminées Poujoulat et Maître Coq – sont tombés dans des bulles sans vent. Dans les conditions que nous avions, au reaching bien appuyé, MACIF va vraiment vite. Il faut avouer aussi que nous avons mis du charbon ! Ce matin à la faveur de l’escale de PRB au Cap Vert, nous avons repris la tête après le passage de l’île de Sao Vicente. Etre devant, ce n’est pas pour autant plus facile car nous sommes encore très proches. Il y a beaucoup de dévents dans cet archipel du Cap Vert. Tant que nous n’en sommes pas sortis et que nous n’avons pas déterminé où nous placer pour passer le Pot au Noir, rien n’est joué. Et il faut toujours surveiller le groupe à l’ouest ! »

Vous étiez les chassés, puis les chasseurs, cela vous fait quoi de redevenir la proie de vos petits camarades de jeu ?

M.D. : « Quand c’est simple, on est content d’être devant. Quand c’est compliqué, on n’est pas forcément malheureux d’être juste derrière ! Tout ce qui s’est passé jusque-là nous a plutôt souri mais ce qui nous attend devant n’est pas simple. On l’a vu sur les MOD70, les écarts en longitude pour aller couper le Pot au Noir peuvent avoir d’importantes répercussions sur la trajectoire et donc sur les vitesses des bateaux dans l’Atlantique Sud. Avec François, nous devons réfléchir à ce qui se passe aussi après ce Pot au Noir. C’est donc un fusil de chasseur mais à plusieurs coups et on ne sait pas encore comment on va s’en sortir… »

Des nouvelles de François ?

M.D. : « François est à la barre. Tout se passe bien. On a recommencé à se détendre depuis Madère, depuis que nous avons évacué les conditions météo difficiles rencontrées dans le Golfe de Gascogne et les désagréments de notre escale technique. Ça fonctionne bien, on a plaisir à naviguer, rire ensemble et à reprendre la tête de la course – certes à la faveur de l’escale technique d’un concurrent, mais cela fait partie du jeu. »

Tag sur NauticNews : Transat Jacques Vabre, Michel Desjoyeaux, François Gabart

Crédit Photo : François Gabart / MACIF

– CP –

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