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A bord de Seaway

06/2006 –

Seaway : Elégance et esprit d’origine.

Ce vendredi 19 mai 2006, suivre la flotte des voiliers classiques en baie de Villefranche à bord de Seaway a été un régal. Et assis à l’avant, au soleil, nous sommes quelques privilégiés à assister ainsi à la régate du Trophée Pasqui.

Le TSMY Seaway a été mis à la disposition des organisateurs du Trophée Pasqui par ses propriétaires. Basé à Antibes, ce Yacht à deux hélices et deux mâts, a été construit en 1928 au chantier Dickie’s of Bangor au nord du Pays de Galles. Il n’a depuis ni changé de nom, ni de port d’attache. Et appartenant depuis 1990 à un couple possédant un vignoble à Fayence, Seaway a toujours son allure d’origine malgré quelques aménagements nécessaires. Ainsi, les moteurs sont désormais des Perkins, mais le système de commandes a été conservé. Tout comme la structure en bois de 17,5 mètres de long pour 4 mètres de large. La coque et le pont sont en teck, les membrures en chêne, les varangues en frêne et chêne, et les parties hautes en acajou. Et l’intérieur est sobre, spacieux et confortable car les propriétaires ont tenu à préserver l’élégance simple et sans fioritures qui caractérise ce bateau. Ce souci d’authenticité a été récompensé par l’admission de Seaway au club « La belle Classe » fondé l’an passé par le Yacht Club de Monaco.

Beau bateau, belle navigation.

A pratiquement 8 nœuds, la mer frappant la coque effilée, et un verre de vin de la Grande Bastide à la main, suivre les régates classiques sur un yacht comme Seaway est un bonheur. Surtout que ce vendredi 19 mai lors du Trophée Pasqui, les conditions sont idéales.
Sitôt la sortie du port les passagers ont pu admirer le hissage des voiles de Tuiga et de Moonbeam IV. Puis comme le vent était bien installé à 15 nœuds, c’est avec tout dessus que ces voiliers ont pris le départ. Cotton Blossom II, avec Dennis Conner à la barre, a tout de suite fait parler sa vitesse, tandis que les poursuivants se battaient pour les accessits. A bord, malgré les conditions qui se musclaient peu à peu, les invités ont assisté sereinement à ces impressionnantes empoignades. Grâce à sa coque effilée, Seaway passe bien la houle. Ses stabilisateurs maintiennent les 34 tonnes avec aisance.

Beau bateau, bel équipage.

L’avantage de Seaway est aussi d’être piloté depuis 5 ans par Christophe. Grand connaisseur du milieu maritime, ce Skipper partage volontiers son savoir et ses expériences. Il a commenté à tous les amateurs les différentes étapes de la course. Avec les Alpes en toile de fond, ces quelques privilégiés ont pu ainsi pleinement profiter du spectacle. Surtout que le capitaine, volubile et passionné, est secondé depuis l’an passé par la prévenante Gaëlle. Alors, à l’image de ses propriétaires et de son chaleureux équipage, Seaway est généreux. Son élégance fine et boisée sera de nouveau de sortie lors des prochaines Voiles d’Antibes. Pour le plus grand plaisir des passagers et des spectateurs.

-NG-

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