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AC World Series: Loïck Peyron reprend la barre à Venise

La prochaine édition des America’s Cup World Series se déroulera à Venise du 15 au 20 mai prochains devant la sérénissime place San Marco. A bord du monotype français, les rôles seront inversés entre Yann Guichard et Loïck Peyron qui reprend la barre de l’AC45 Energy Team. Arrivé mardi dans la cité des Doges, Loïck Peyron sera donc à nouveau aux commandes et Yann Guichard tiendra le rôle de coach. Depuis son arrivée à Venise, l’équipe française est basée dans l’ancien Yacht Club de Venise, sur l’île de San Giorgio. Côté équipage, la feuille de match sera la suivante : Loïck Peyron (skipper-barreur), Arnaud Psarofaghis (réglage de l’aile), Christophe André (N°1), Devan Le Bihan (N°2) et Arnaud Jarlegan (réglage des voiles d’avant).

Explication et programme de cette semaine italienne, en compagnie de Loïck Peyron.

Loïck, comment va fonctionner Energy Team à Venise ?
Loïck Peyron :
« Ce sera un peu l’inverse de Naples : je serai au guidon et Yann sera avec nous au début, pour apporter son regard extérieur. Exactement comme nous avons fait à Naples, mais en échangeant nos rôles. C’était prévu ainsi, Yann a un programme à respecter avec son MOD 70 et c’est très bien d’alterner, car cela nous permet d’avoir l’esprit toujours ouvert. Si nous n’avons pas de moyens financiers encore suffisants, au moins nous avons des marins compétents et polyvalents. Et puis pour moi c’est important de reprendre la barre de l’AC45, histoire de garder les sensations en accord avec les idées ! Côté organisation, notre petite équipe technique est déjà sur place pour remonter le bateau. J’arriverai là-bas le mardi 8 et nous aurons une grosse semaine d’entraînement avant le début des régates. »

Il y a un peu de changement sur le programme et notamment les épreuves de match race…
LP :
« Oui, le réglement a évolué et tant mieux : à Naples, par exemple, c’était sec, en élimination directe sur un seul duel ! Cela a donné lieu a des résultats bizarres – comme Spithill en 7e place. A Venise, à partir des quarts-de-finale, ce sera en trois matchs, ou deux matchs gagnants si l’on préfère. Pour résumer, on va naviguer beaucoup plus ! Un autre changement important est que la course en flotte du ‘Super Sunday’ est désormais comptabilisée avec un coefficient 3 au lieu de 5 jusqu’ici. Cela redonne plus d’importance aux autres courses de la semaine. C’est une prime à la régularité qui nous va bien. »

Que penses-tu des forces en présence ? As-tu découvert encore des choses à ce sujet, à Naples ?
LP :
« On s’attendait vraiment à ce que Prada soit une équipe forte… et elle l’a été encore plus qu’attendu ! Leur skipper Chris Draper était déjà au guidon des Coréens quelques mois avant. Et l’équipe italienne a eu l’occasion de s’entraîner à deux bateaux. Même en arrivant tardivement sur le circuit ils ont déjà beaucoup plus navigué que nous. C’est très bien pour l’ouverture d’avoir une concurrence aussi forte, même si ça rend les choses plus difficiles pour nous. Mais regardez aussi Nathan Outteridge, qui vient du 49er et du Moth à foils : il a fait de très belles choses, avec toute la fougue de sa jeunesse… et c’est bien aussi ! C’est la preuve évidente que cette Coupe est une révolution dans tous les sens du terme : on est en train de changer de génération, la Cup n’est plus réservée seulement à ceux qui viennent du match race. »

Les particularités du plan d’eau de Venise ?
LP :
« A Venise, tout peut arriver ! Je connais un peu le plan d’eau pour y avoir disputé une épreuve d’Extreme 40 avec Oman Sail et parce que c’était le point de départ des Tours de l’Europe que j’ai fait avec Fuji. C’est un plan d’eau assez scabreux parce qu’il y a énormément de paramètres, d’effets de site. Il faut y être très, très opportunistes. Les deux premiers jours nous naviguons à l’extérieur, sous le Lido, mais pour les trois derniers et la grande course du dimanche nous naviguerons à l’intérieur, devant la place St Marc. Ce sera grandiose, même si on sait déjà que ce sera compliqué à gérer car le plan d’eau n’est pas grand du tout. En Extreme 40 déjà, le terrain de jeu était assez petit, alors en AC45… mais j’aime bien ce genre d’exercice et dans ce lieu mythique ce sera magnifique à vivre ! En général le vent est assez faible là-bas et peut-être devrons nous mettre les extensions d’aile. »

Un objectif de podium pour Energy Team ?
LP : « Oui, bien sûr, toujours l’objectif podium ! Inévitablement. Même si nous avons un déficit d’entrainement et de moyens, cela ne nous empêche pas de viser au plus haut, car tout peut arriver dans ces épreuves. On l’a bien vu à Naples : ça se joue toujours à pas grand chose et le niveau est monté. Il y a eu un resserrement entre les ‘big’ teams et les autres, c’est logique et normal. Les départs – et les cinq minutes qui les précèdent – seront primordiaux. »

La feuille de match d’Energy Team pour ce premier rendez-vous à Venise ?
LP : « Skipper-Barreur : Loïck Peyron, Arnaud Psarofaghis à l’aile, Devan Le Bihan n°2, Arnaud Jarlegan au réglage des voiles d’avant, Christophe André N°1. »

Tags sur NauticNews: AC World SeriesAmerica’s CupAC45Energy Team

Crédit Photo: © Gilles Martin-Raget / ACEA

– CP –

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