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Rolex Fastnet Race 2013 : Les Français dominent les classes non-IRC

La France est probablement la plus grande nation de la course au large, avec de épreuves phares comme le Vendée Globe et des classes comme les IMOCA60, les Class40 et les Figaro. Mais outre leur domination dans de nombreuses classes IRC, les bateaux français sont aussi très présents dans les classes non-IRC participant cette année à la Rolex Fastnet Race, qui part de Cowes en Angleterre ce dimanche à midi heure locale.

La célèbre course du Fastnet, reliant tous les deux ans l’île de Wight à Plymouth via le phare du Fastnet au sud de l’Irlande, accueille cette année quelques grands noms de la voile française, comme Michel Desjoyeaux, Vincent Riou et François Gabart, tous anciens vainqueurs du Vendée Globe. Les trois premiers skippers de l’édition 2012-2013 de la grande course autour du monde, sont d’ailleurs tous sur la ligne de départ du Fastnet aujourd’hui : François Gabart, sur son IMOCA 60 MACIF, Armel le Cleac’h, à la barre du trimaran de 31,5m Banque Populaire, et le Britannique Alex Thomson, sur l’IMOCA60 Hugo Boss.

François Gabart embarque à son bord son mentor Michel Desjoyeaux. La légende de la voile française, double vainqueur du Vendée Globe et triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, n’a à ce jour participé qu’une seule fois à la course du Fastnet, et c’était il y a tout juste 20 ans, à bord du Maxi La Poste.

« La première fois que j’ai entendu parler de la course, j’avais 14 ans », se souvient Michel Desjoyeaux. « Deux de mes frères y étaient en Half Tonners et ils ont appelé à la maison le matin du départ pour dire qu’ils rentraient en France car une grosse tempête approchait. C’était en 1979… »

Pour François Gabart, la Rolex Fastnet Race est une première. Mais il connait déjà bien le parcours et il dit être ravi d’y participer car la coque de son IMOCA 60 a été construite chez Green Marine à Hythe. « La course du Fastnet est une des plus grandes courses au large. Je n’étais pas né en 1979, mais j’en ai beaucoup entendu parler. Je me souviens quand j’ai navigué pour la première fois jusqu’au rocher du Fastnet, c’était un grand moment »

Au total, huit IMOCA 60 s’alignent au départ cette année, et ils sont menés en double, en préparation de la Transat Jacques Vabre à l’automne prochain.

L’Allemand Jörg Riechers n’en est pas à son premier Fastnet, mais c’est sa première grande course à bord de son nouvel IMOCA 60, mare, l’ancien monocoque de Michel Desjoyeaux sur lequel il a remporté le Vendée Globe 2008. « Quand j’étais jeune, je rêvais de faire l’Admiral’s Cup, qui était fortement lié à la Rolex Fastnet Race. C’est une course incontournable. Elle rassemble les Open 60, les Class40 et toute la classe IRC. Les meilleurs bateaux du monde ».

Dix-sept bateaux courrent en Class40. Contrairement aux IMOCA 60, ils sont menés par des équipages complets. Parmi eux, Sébastien Rogues est sans doute un des grands favoris, à bord de son Mach 40 GDF Suez, sur lequel il vient de remporter la course Les Sables-les Azores-Les Sables. Ce sera la première fois qu’il participe au Fastnet. « C’est une course mythique, comme la Sydney Hobart. Il faut la faire au moins une fois dans votre vie. Et c’est une bonne épreuve pour jauger la concurrence avant la Transat Jacques Vabre ».

De nouveaux Class40
Cette édition marque l’arrivée de deux nouveaux Class40. Celui de l’ancien champion du monde l’Espagnol Gonzalo Botin, sur Tales II, un nouveau plan de son frère Marcellino, l’architecte naval de Emirates Team New Zealand. Et le Class40 à pavillon autrichien Vaquita, de Tom Humphreys (le fils de Rob).

Damien Seguin sera également sur la ligne de départ à bord de son nouveau Akilaria RC3, Des Pieds Et Des Mains, qui est tellement neuf qu’il doit encore être jaugé. Il sera donc classé en IRC. Comme le skipper de Lord Jiminy Bruno Jourdren, Damien Seguin est un des grands noms de la voile paralympique. Il a remporté l’or à Athènes et l’argent à Pékin.

Le taux de participation en Figaro est en augmentation avec de nombreux participants issus de l’Artemis Offshore Academy. Le skipper de Rockfish, Henry Bomby, se dit particulièrement heureux d’être sur la ligne de départ. « La première fois que j’ai navigué en Figaro c’était sur le dernier Fastnet il y a deux ans. Je venais d’être sélectionné par l’Academy. Je n’imaginais pas alors que je ferai ensuite deux Solitaire du Figaro et que je commencerai à avoir mes propres sponsors ». Son sponsor Rockfish, dirigé par le célèbre chef Mitch Tonks, a récemment ouvert un nouveau restaurant à Plymouth à proximité du Plymouth Yacht Haven où seront amarrés les bateaux de la Rolex Fastnet Race.

La plupart des nouvelles recrues de l’Artemis Offshore Academy courent en Figaro, tandis que Sam Goodchild, premier Britannique de la Solitaire du Figaro cette année, naviguera en Class40 à bord de 40 Degrees de Peter Harding.

Météo
La météo est au cœur de toutes les discussions. Elle favorise habituellement soit les petits bateaux, soit les gros, mais cette année, le météorologiste Chris Tibbs pense que la situation n’est pas si claire et qu’il est difficile de prédire qui sera privilégié.

Selon lui, le départ et la première phase du parcours jusque St Alban’s Head seront marqués par des vents de sud-ouest, virant progressivement nord-ouest, permettant à la flotte de tirer un bord tribord de près le long de la côte anglaise. Les plus grosses unités pourront sans doute profiter de ce vent de nord-ouest pour rejoindre rapidement le phare du Fastnet et ensuite redescendre  en vent arrière et au grand largue jusque Plymouth dans une brise relativement faible.

Tags sur NauticNews: Rolex Fastnet

Crédit Photo : Mark Lloyd

– CP –

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